Vidéo « Hip hop et Street art dans les pays arabes : des ressources créatrices pour résister», Sosso Dabo et Zakaria Selmi

Le hip hop, né dans la Bronx (États-Unis) dans les années 1970-1980, a été conçu comme un mode de résistance pacifique à la violence endurée dans les quartiers déshérités.

Le hip hop, né dans la Bronx (États-Unis) dans les années 1970-1980, a été conçu comme un mode de résistance pacifique à la violence endurée dans les quartiers déshérités. Les paroles, chantées, dansées, écrites sur les murs (street art), sont, pour les artistes mais aussi pour leur public, une manière de sublimer les blessures. Dans les pays arabes, cet art s’est fortement développé depuis le déclenchement des mouvements de protestation en 2011. Certaines chansons sont devenues emblématiques de la contestation et ont connu un grand succès (« Touche pas à ma Tunisie », groupe Armada Bizerta ; « rā’is al-bilād » (Président du pays), El General...). Bien que ces bouleversements politiques et sociaux aient œuvré, en Tunisie par exemple, en faveur d’une meilleure représentation des rappeurs et hip-hoppeurs nationaux (Golpushnezad et alii 2016), les groupes restent marginalisés, comme le montre le film récent de Nabil Ayouch, « Haut et fort » (2021). Mais les artistes font preuve derésilience, trouvant dans leur force créatrice et leur engagement les ressources nécessaires à surmonter des conditions matérielles difficiles et les pressions morales. Aujourd’hui, le hip-hop est devenu également féminin, ce qui en soi constitue une forme supplémentaire de résistance (la britannique d’origine palestinienne Chadia Mansour, la marocaine Houda Abouz, alias Khtek...).
Copyright : DSI-Production vidéo du rectorat de Paris
Auteur/Réalisateur : Yves LE COZ