Développer la chaîne YouTube « Où est le droit ? » au collège Lucie Faure

mis à jour le 13/03/19

Depuis 2017, Renaud Farella, professeur d’histoire-géographie organise des rencontres entre élèves et avocats de l'association IniaDROIT afin de les initier au « droit vivant ». Les élèves sont impliqués de la conception des questions jusqu’au pilotage de l’interview le jour J. aux côtés de différents professeurs (en fonction du sujet). Chacune de ces rencontres donne lieu à une interview filmée et publiée sur une chaîne YouTube diffusée sur les réseaux sociaux.

Une structure flexible pour un projet agile

                L’originalité première du dispositif mis en œuvre au collège Lucie Faure tient avant tout à l’organisation de ses équipes. Loin d’une structure pyramidale ou horizontale, il s’agit d’un réseau presque organique, où chaque acteur peut adapter à tout moment le degré ou la nature de sa collaboration selon ses ambitions et ses disponibilités.

                A cet égard, si le pilotage est assuré de manière permanente par M. Farella et sa Direction, ce ne sont pas moins de six professeurs qui se relaient avec bonheur depuis deux ans pour assurer, avec des élèves de la 5e à la 3e, la préparation en amont des interviews selon les thèmes juridiques choisis –le professeur d’EPS sur la question du dopage, celui d’anglais pour un comparatif des justices française et américaine, et bientôt le professeur de technologie sur la thématique des drones et du droit de l’espace aérien.

                Cette équipe polyvalente s'appuie sur de sollides partenariats : avec les avocats bénévoles de l'association IniaDROIT présidée par Me Rambert,  avec Aurélia Raoull et Pascale Mons, professionnelles de la production audiovisuelle ou Damien Roudeau, dessinateur spécialiste du monde juridique.

Des productions novatrices et attrayantes

                Mais bien entendu, ce sont les élèves qui réalisent l’essentiel du travail, depuis la conception des questions jusqu’au pilotage de l’interview le jour J. Et malgré le caractère exigeant et laborieux du processus de création –il faut entre 30 minutes et 1h de tournage pour aboutir à une vidéo de 8 minutes–, il n’est qu’à voir leur fierté lors des Journées portes ouvertes du collège, où ils présentent leur œuvre à leur futurs camarades, pour comprendre la joie et l’enthousiasme qui les habitent tout au long de ce projet.

                Or, en parcourant les vidéos postées sur la chaîne dédiée, le spectateur est immédiatement saisi par leur caractère séduisant et efficace : c’est que, du format au montage, en passant par le rythme et les illustrations, ces productions reprennent avec brio tous les codes formels et informels qui font le succès –et la popularité– des jeunes YouTubeurs modernes.

Le cercle vertueux de l’essaimage

                De YouTube à Facebook ou Twitter, il n’y a qu’un pas, que les pilotes du projet n’hésitent évidemment pas à franchir pour assurer une diffusion exponentielle de ces interviews. Bien plus qu’une production institutionnelle adressée au public dans une logique verticale classique, ces vidéos résolument modernes s’adressent à public d’adolescents dans une logique horizontale novatrice. image2

                Or, cette perspective d’apprentissage par les pairs constitue sans doute un facteur de succès déterminant, comme en témoignent le dynamisme et la popularité déjà remarquables du projet : les sept émissions réalisées en 2018 totalisent plus de 2000 vues cumulées… Et l’on a hâte de voir les suivantes !