Interactions et classe virtuelle en histoire-géographie au lycée La Fontaine (Paris 16e)

VISUEL LYCEE LA FONTAINE

Dès l’annonce de la fermeture des établissements scolaires Dominique Gamache, professeure d’histoire-géographie à la cité scolaire Jean de La Fontaine (16e) s’est interrogée sur la manière de garder un lien direct avec ses élèves durant cette période de confinement. « Si L’ENT permet de transmettre les devoirs et de concevoir des quizz ou d’autres exercices, l’idée de « classe virtuelle » s’est vite imposée pour conserver une forme d’interaction avec l’ensemble de la classe. »

Au-delà des difficultés de connexions en tout début de semaine, « la prise de main de l’outil classe virtuelle du CNED demande une ou deux heures de pratique avant d’être vraiment opérationnel » témoigne Mme Gamache.

Le système permet de commenter un support documentaire (page de manuel, présentation, image…) avec l’ensemble de la classe, et surtout de recréer un cours dialogué où les élèves apportent eux-mêmes certaines réponses.

« Nous travaillons en classe virtuelle sur un support documentaire classique pour une classe de Seconde : deux ou trois documents, avec quelques questions. Le dossier documentaire est disponible sur l’ENT. Les questions sont données plusieurs jours avant le rendez-vous, pour que les élèves aient le temps de planifier leur travail. « Il faut pointer que le travail est fait. C’est assez fastidieux »

L’avantage essentiel de cet outil est de permettre des interactions : la classe virtuelle permet de donner la parole aux élèves qui répondent aux questions, comme dans un cours dialogué en présentiel. « Cette classe virtuelle rend les échanges beaucoup plus vivants, elle permet aux élèves de poser des questions, d’éclaircir des points qui n’ont pas été compris. Le souci est que ce sont souvent les mêmes élèves qui lèvent la main virtuellement. Tout le monde ne prend pas la parole. Mais je vérifie que tout le monde est là et je demande par sondage si tout le monde m’entend. »

Ce rendez-vous permet aussi d’entretenir la motivation des lycéens dans ce contexte démobilisateur. « D’ailleurs, j’ouvre la session un peu avant le début du cours, ce qui permet aux élèves déjà présents d’utiliser la vidéo et d’échanger, ce qui est précieux en période de confinement » explique Mme Gamache.

« Pendant le cours, les élèves peuvent continuer d’échanger entre eux et avec la professeure via le tchat. Si c’est nécessaire l’enseignant peut aussi priver un élève de son accès au micro ».

L’enseignante remarque aussi « qu’il ne s’agit pas de remplacer chaque heure de cours par une classe virtuelle, mais de proposer, une à deux fois par semaine, un suivi des notions étudiées. »

Toutefois, il faut s’adapter à certaines contraintes techniques : « Le bon fonctionnement de la classe virtuelle dépend aussi de la qualité de son propre réseau internet, notamment pour les quelques élèves qui sont à la campagne pour le confinement ; en cas de soucis, il peut être judicieux de couper la vidéo pour limiter l’usage de la bande passante, et de ne garder que l’audio et le support powerpoint, en plus du tchat. » Par souci d’équité, un résumé du cours est fourni aux élèves via l’ENT.

 

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