Enjeux et constats

Les constats concernant la situation des  jeunes LGBT+ et les violences multiformes auxquelles ils font souvent face restent inquiétants :

 

- Plusieurs enquêtes et études récentes (étude de l’IFOP de 2018 pour la Fondation Jean-Jaurès et la DILCRAH, la dernière enquête sur le climat scolaire de la DEPP, enquête de victimation auprès des jeunes intégrant des questions relatives à l’homophobie, rapports annuels de différents partenaires associatifs élaborés notamment à partir des témoignages reçus) montrent une prise en compte accrue des faits LGBT+phobes en milieu scolaire (élèves et étudiants).

- Une étude d’avril 2020 menée sur les violences intrafamiliales réalisée à partir de l’enquête quantitative « Violences et rapports de genre » (VIRAGE) menée par l’INED (Unité Genre, sexualités, inégalités) avec le soutien du Défenseur des droits examine l’étendue des violences subies pendant l’enfance et la période de jeunesse dans le cadre intrafamilial. Cette synthèse met au jour que ces violences touchent davantage les filles que les garçons, et ensuite que les jeunes bisexuels et homosexuels des deux sexes sont deux à dix fois plus souvent concernés par ces violences que les jeunes hétérosexuels.

- Les violences LGBT+phobes à l’école sont multiformes : elles se traduisent encore principalement par des violences physiques, rejet, insultes (prévalence des insultes homophobes, souvent banalisées, demeurent forte), menaces verbales, moqueries, stéréotypes, outing, blagues et bien entendu harcèlement et cyber-harcèlement, qui prennent une place importante et se manifestent dans 54% des cas rapportés.

La transphobie est très importante chez les jeunes, elle se distingue par une prévalence de rejet et d’agressions physiques à l'égard des élèves transgenres.

- Le harcèlement et les violences LGBT+phobes sont un obstacle à la réussite scolaire, elles touchent tous les milieux, mais les dommages sont pires chez des élèves fragiles scolairement ou socialement.

- La crise du Covid-19 a également montré que, en raison du confinement, les jeunes LGBT+ ont été des victimes collatérales, et que pour certains d’entre eux, les violences intrafamiliales et le renfermement sur soi ont augmenté.

 

La lutte contre les LGBT+phobies à l’école répond à un double objectif : lutter contre la haine et les discriminations, permettre la bonne inclusion et la réussite des élèves LGBT+.

Il s’agit d’un combat commun qui profite à l’ensemble des élèves et de la société : lutte contre les stéréotypes qui alimentent les différentes discriminations, action en faveur de l’égalité, amélioration du climat scolaire global.