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« LES MONSTRES » LYCEE HENRI IV - NOVEMBRE 2020

Expo H4 Monstres

L’exposition « les Monstres » qui s’est tenue au parloir du lycée Henri IV du 24 au 28 novembre a été entièrement menée par les élèves de l’option arts plastiques du Lycée Henri IV, Erwan Bout, leur professeur leur ayant confié, comme lors de l’exposition de la galerie du Crous en mars 2020, la responsabilité et l’autonomie d’organisation de l’accrochage. Ainsi, ces élèves de terminales, Noémie Morlé en tête, se sont essayés à la double casquette « artiste-curateur », une expérience riche de sens pour des élèves qui, s’ils ne se destinent pas à une carrière artistique, pourraient bien envisager un avenir de commissaire d’expositions.

Le vernissage s’est tenu le lundi 24 novembre en présence de Mme Martine Breyton, proviseur du Lycée Henri IV et de M. Alan Bonetto-Boisard, proviseur adjoint. Le choix du parloir pour accueillir les créations autour de la thématique du monstre a certainement été judicieux dans cet établissement historique dont l’architecture pouvait conférer à l’accrochage un caractère particulier. À cet effet l’éclairage avait été modifié par des moyens très simples : suppression de certaines appliques, adjonction d’éclairage d’appoint. L’ensemble formait un accrochage compact et cohérent invitant chacun à se laisser imprégner par l’ambiance tout en prenant connaissance des intentions des élèves exposants à travers une feuille de salle très complète.
Les élèves eux-mêmes étaient présents afin d’assurer la médiation auprès du public des différentes productions, dont beaucoup relevaient de l’installation et incluaient des dispositifs vidéos ou utilisaient le mobilier propre au lieu (cheminée, table en chêne, fauteuil). Presqu’une atmosphère de vieux manoir…

 

De nombreux élèves, enthousiastes, étaient présents… dans la limite des consignes sanitaires obligeant à réguler le nombre de visiteurs.

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Vue de l’exposition au Parloir

 

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Lou Glaser, Ne seriez-vous pas fiancé à Frankenstein ? (2020)

« L’œuvre se décline dans une série de six cadres successifs. D’un cadre à  l’autre se défait progressivement le visage monstrueux pour laisser davantage de place au fond de miroir et à travers lui, au reflet du spectateur (...) Dans cette œuvres, nous, spectateurs sommes invités à changer le regard porté sur nous même et à percevoir le monstre qui veille en chacun de nous, plus ou moins distant des fameux monstres d’Hollywood. »

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Solène Athenes, Absence (2020)

« La monstruosité revêt ici une multitude de visages qui se superposent pour tromper le spectateur. (…) Les éléments du collage se construisent autour de ce vide, rappelant paradoxalement sans cesse sa présence au spectateur... et la vanité des tentatives d'y échapper. »

 

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Angelica Foglia, Respirer l’ombre (2020)

« Cette discrétion de la silhouette plongée dans le noir, monstre dans l’inconnu de ses contours tandis qu’elle s’éveille, est souligné par le fondu du début et de la fin de la séquence, le corps nu apparaît fantomatique et irréel quand il se forme et se déforme au grès des ombres qui le sculptent. »

 

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Angelica Foglia, Église Sainte Geneviève (2019)

« Désacraliser le sacré » (…) Je m’applique à le déconstruire et surtout à le mettre en crise tantôt par des associations provocantes et souvent blasphématoires, tantôt par des associations plus ludiques. »

 

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Anouk Victor Bergevin, Omniprésence (2020)

« Le but était de faire exister le monstre qui nous dévore par un moyen plastique. J’ai opté pour une opposition  drastique entre ce qui semble n’être qu’une esquisse : le crayon gommable et la peinture ineffaçable, la lourdeur du sable et la légèreté du coton, la transparence du scotch et l’opacité de l’aquarelle et enfin la rugosité et la droiture des pics de bois et l’aspect lisse et incertain du fusain. »

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Ilhyes Sahli, Le Tableau (2020)

« Ma démarche aborde la question du portrait dans sa capacité à représenter les états d’âme,  psychologiques et mentaux du sujet dépeint, et sa fidélité quant  l’expression du moi. »

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Laïs Gruau, Untitled (2019)

« (…) La forme de la masse de cire rappelle de la fumée, mais là où la fumée est légère et pleine de mouvement, la cire est lourde et reste statique. Les clous percent à travers le tissu et la cire, et ajoute un poids au travail tout en rappelant la fragilité des deux matériaux. (…) Le tissu, léger et transparent, est ici alourdi par une fumée rigide et pleine de failles, transpercée par des clous. Ainsi sa nature change et devient presque monstrueuse. »

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Noémie Morlé DevesToi Monstre 2020.

« Le plan rapproché, ajusté sur le visage, met en valeur les yeux impassibles et silencieux rivés vers le spectateur contemplant. Qui regarde qui ? Qui de l’œuvre ou du spectateur est le plus proche du monstre ? »

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Noémie Morlé DevesConscience de glace 2019.

« « Conscience de glace » est le visage grimaçant d’un être torturé. Les proportions sont exagérées, les traits, vifs, sont meurtris par la vie qui le déchire et lui fournit sa force. Cette créature, dont est représenté ici le portrait, repousse les normes, se différencie par son unicité même. »

 

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Joude Menard, Monstres intérieurs (2020)

 

« Notre monstre intérieur agit au plus profond de nous-mêmes et dans notre intinmité. Il nous empêche de dire ce que l’on pense, de faire ce que l’on veut. Il nous enfonce, il nous noie. Les photographies sont des prises de vue, des instants. J’ai voulu capturer trois instants fugaces où notre monstre se retourne contre nous-mêmes. »

 

 

 

 

 

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