Des artistes en herbe sur le thème de pouvoir/pouvoirs

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Les 4°A en atelier à la MGI

 C'était la semaine du 5 decembre. Ĺe travail  de 4 jours à et la MGI, avec des hôtes attentifs et professionnels, et le résultat étaient dédiés à Hélène BATTISTELLA.
Sur le thème de pouvoir/pouvoirs, le groupe de Chantal PETILLOT a travaillé sur les traces laissées par une personne, Gabriel Lambert, 23 ans, qui disparaît du jour au lendemain. Quelles traces laisse-t-il et que sait-on de
lui ? Comment le perçoit-on selon qu'on est son amie d'enfance, sa petite amie, son chat ?
La liste de ce qu'il y a dans son frigo, les derniers SMS reçus, les derniers messages audio, Les messages exaspérés des livreurs qui n'arrivent plus à livrer...
Ils ont tout conçu, tout écrit, fait les dernières photos de Gabriel, ils ont enregistré les messages... Et certains ont enquêté sur le pourquoi de cette mystérieuse disparition.
 
Avec Julien Gaillard, les 13 élèves decouvrent un corpus de textes de Karl Marx, Alexis de Tocqueville, Victor Hugo, (choses vues), portant sur la Révolution de 1848 en France et la répression de Juin. La barricade est en vedette avec une réflexion autour des notions de peuple, de soulèvement, d'insurrection, de Révolution. On fait  l'analyse des rapports entre les classes sociales, ouvriers et bourgeois, d'abord unis contre la monarchie de juillet, puis antagonistes à partir du moment où une mesure inédite, la création des ateliers nationaux, destinée à assurer un revenu aux chômeurs, est annulée par ceux qui ont remporté les élections en avril et qui veulent un retour à l'ordre social antérieur, à l'ordre tout court. 
 
Ils se sont partagé les extraits, les ont mémorisés, les ont dits en plateau et ont réfléchi aux moyens de les mettre en scène. Deux couronnes en carton fabriquées le mardi, l'idée d'un trône, d'une barricade faite de poufs mous et poussiéreux, ont été  abandonnées. 
Mais trois bancs disposés adroitement sur lesquels sont juchés les personnages de La Liberté guidant le peuple (tant pis pour l'anachronisme) vont permettre de faire exister les deux filles publiques, martyres emblématiques de la répression sanglante de juin, évoquées par Hugo et de structurer la mise en scène. Sarah et India deviennent les héroïnes de ce temps fort théâtral qui donne sens à ce cocktail littéraire. 
La performance au moment de la représentation est d'autant plus admirable que le filage était décevant. 
Ils l'ont fait. Ils l'ont bien fait, ce qui n'était ni facile, ni gagné. Et c'est la récompense des professeurs qui, par hasard, avaient misé sur eux. 
Hélène aurait eu son merveilleux sourire et aurait su trouver les mots pour leur dire toute son admiration.
Pari gagné ! 
​Merci à eux.
​M.L. AUCUY