Dans les pas d'Hélène Berr... - Concert Lecture au Musée Henner

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photo spectacle H Berr

Dans les pas d’Hélène Berr...
Concert Lecture au Musée Henner,
Dimanche 4 février 2024 à 11h
Conçu et interprété par Marine Perez à la flûte et Véronique Briel au piano

Ce concert fait dialoguer littérature et musique, deux langages extraordinaires pour exprimer les émotions et transmettre la mémoire. Il prolonge un processus de réflexion et de rencontres entamé en octobre 2023 entre les musiciennes et les élèves de Première 3 du lycée Honoré de Balzac avec leur équipe enseignante : découverte du Journal, recherches sur le contexte historique, sensibilisation à l’écriture, travail d’élocution, rencontre avec les musiciennes. Les extraits du Journal  ont finalement été lus par Liam Ganem de Première 3, qui représentait la classe auprès de la comédienne Myriam Doumenq.

Hélène Berr, née le 27 mars 1921 à Paris, a écrit son Journal écrit entre 1942 et 1944. Déportée à Auschwitz le 27 mars 1944, elle meurt début avril 1945 au camp de Bergen-Belsen, quelques jours avant l’entrée des troupes britanniques. La musique irrigue son quotidien et constitue une façon de maintenir une étincelle de vie et de lumière. Comme Serpouhi Hovaghian qui a puisé dans la poésie la force de dépasser ses souffrances sur les routes de la Turquie de 1915, nombreux sont les témoignages qui soulignent l’importance de l’art dans les périodes difficiles.

Dans la richesse des chemins possibles dans le texte si riche et lumineux d'Hélène Berr, le regard des lycéens a permis une sélection originale d'extraits dont les préoccupations pouvaient faire écho aux leurs : sa sensibilité à la nature et à la musique, sa rencontre avec Jean Morawieki, le regard des autres quand elle doit porter l'étoile jaune, son attachement à écrire afin que le monde sache et se souvienne... Pour les musiciennes, la sonate de Franck s’est imposée comme fil conducteur ; Hélène Berr jouait cette œuvre au violon et les témoignages recueillis évoquent combien cette pièce était présente dans sa mémoire lors de sa déportation et jusqu’à ses derniers instants.

La présence de Mariette Job, qui a porté la publication du journal de sa tante, souligne le chemin parcouru pour tirer ce texte de l’oubli, en nous rappelant la nécessité de la mémoire pour appréhender la complexité du réel.