L'histoire du collège

 «Il y a une ivresse de Péguy comme il y a une ivresse de Hugo. Ils sont l'un et l'autre des coureurs de fond. Il faut se laisser emporter par la houle et bercer par le charme insidieux et puissant du poète de la grâce et de la correspondance entre le charnel et le spirituel.  [...] On finit par l'admirer, et peut-être par l'aimer,l'illisible pélerin qui ne cesse de mêler sous la maladresse apparente du bégaiement et de la redondance, l'intelligence critique et la splendeur  mystique »

Jean d'Ormesson, Une autre histoire de la littérature française,P 230,Tome II, Ed du Seuil , 1998

 

Le collège public Charles Péguy porte le nom d'un célèbre écrivain, poète et essayiste français. Né le 7 janvier 1873 et mort le 5 septembre 1914, Charles Péguy a usé de sa plume pour défendre ses idées et les valeurs républicaines.

Notre établissement scolaire honnore également un ancien élève Thomas Fogel. Il fut membre de la résistance à 15 ans et fut déporté à Auschwitz en 1943 où il mourut.

Charles peguy 

 

   Ecrivain, poète et pamphlétaire français, d'origine modeste, Charles Péguy est très fier de ses racines paysannes. Peu de mois après sa naissance, il perd son père. Sa mère rempaille alors des chaises pour l'élever. Ses excellents résultats à l'école communale, lui valent une bourse d'Etat pour continuer ses études. Son caractère opiniâtre est, parfois, considéré par ses maîtres comme de l'insolence, cependant tous lui reconnaissent une intelligence remarquable. Charles Péguy quitte sa ville natale d'Orléans pour suivre des cours au lycée Lakanal de Sceaux, puis au lycée Sainte-Barbe. C'est ainsi qu'il intègre l'Ecole Normale Supérieure en 1894. Elève, rue d'Ulm, entre autres, de Henri Bergson et de Romain Rolland, Charles Péguy reste toute sa vie très attaché à ses maîtres. Sa sympathie pour le socialisme date de ces années à Normale Sup. Ne supportant pas l'antisémitisme, lors de l'affaire Dreyfus, il défend le capitaine avec passion et intransigeance.


   Après son échec à l'agrégation de philosophie, Péguy, associé à Lucien Charles et à Léon Blum, ouvre la librairie Bellais, près de la Sorbonne. Puis, brouillé avec ses amis, il fonde les Cahiers de la Quinzaine, magazine littéraire et politique dont il est le principal contributeur et l'éditeur. Dans les Cahiers de la Quinzaine, Charles Péguy publie non seulement ses propres essais et sa poésie, mais aussi les travaux d'importants écrivains contemporains. Romain Rolland, Julien Benda et André Suarès collaborent à la revue.


   Dans cette tribune, Charles Péguy soutient, tout d'abord, Jean Jaurès, puis, inquiet devant la menace d'une invasion allemande et déçu par le pacifisme de Jaurès, l'écrivain se détourne du dirigeant socialiste. La pensée politique de Charles Péguy épouse alors un patriotisme altier. Anticlérical au lycée, Charles Péguy se rapproche peu à peu de la religion sans jamais devenir pratiquant. En 1907, il dit s'être converti au catholicisme dans une lettre à Joseph Lotte. Dès lors son œuvre se scinde entre une production consacrée à la politique, à la polémique, en prose, et des œuvres mystiques et lyriques, en vers. Il meurt lors de la bataille de la Marne, en septembre 1914.

 

Poésie sur Ste Geneviève

 

Comme elle avait gardé les moutons à Nanterre,
On la mit à garder un bien autre troupeau,
La plus énorme horde où le loup et l'agneau
Aient jamais confondu leur commune misère.

Et comme elle veillait tous les soirs solitaire

Dans la cour de la ferme ou sur le bord de l'eau,
Du pied du même saule et du même bouleau
Elle veille aujourd'hui sur ce monstre de pierre.
 

Et quand le soir viendra qui fermera le jour,
C'est elle la caduque et l'antique bergère,
Qui ramassant Paris et tout son alentour
 

Conduira d'un pas ferme et d'une main légère
Pour la dernière fois dans la dernière cour
Le troupeau le plus vaste à la droite du père.

 

Péguy, C. (1951). Sainte Geneviève. Gallimard.

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   Thomas Fogel, écolier de 15 ans, jeune résistant, fut déporté et décéda à Auschwitz. Né le 25 novembre 1925 à Paris, il habitait avec ses parents au 127 avenue Simon Bolivar, à deux pas de l’école communale du 119 dont il fut l’élève.

   Plus tard, adolescent, il fréquenta l’établissement scolaire du 69 avenue Simon Bolivar, devenu aujourd’hui le collège Charles Péguy.

 

février mars 035 

   Le 21 novembre 2008 ,une plaque et un bas relief furent dévoilés en présence des autorités municipales, d'anciens membres de la Résistance ,ainsi que de l'ensemble de la communauté éducative du collège Charles Péguy.

   Ce bas relief fut réalisé par les jeunes apprentis préparant le Brevet Professionnel Monuments Historiques et Sculpture du Lycée Hector Guimard.

 

Une émouvante cérémonie ponctuée par les chants des élèves sous la direction de Mme Romestant et de bouleversants discours,  réunirent sous le préau les participants.

Un vin d'honneur servi dans la cantine du collège  permit de se retrouver pour évoquer la mémoire des Résistants dans le quartier, mais aussi en France.

Vous trouverez ci-dessous le discours de M Yacine Chaouat, adjoint au maire du 19ème arrondissement.

 Fichier Microsoft Word discours de m.yacine chaouat 

   

   Les élèves de 3ème2 se sont impliqués en 2015 dans la création d'une oeuvre à propos de la vie du résistant Thomas Fogel, ancien élève du collège Charles Péguy.

Les élèves remercient madame Séverine Bourguignon plasticienne, monsieur Assedo professeur de français et madame Arnoux professeur d'Histoire qui ont permis la réalisation de ce travail collectif.

Fichier Microsoft Word conference de paulette et robert1 1

Fichier PDF convoi55 avec couv 

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